Regarder en arrière

Regarder en arrière. Des années qu’on se connaît. En effet. Le conservatoire…presque une quinzaine d’années, nos enfants avaient cinq, six ans. Tout de suite, elles m’ont plu. Différentes, anachroniques. Comment expliquer qu’aujourd’hui encore, et même de plus en plus, je préserve jalousement cette drôle d’amitié à trois. J’ai bien essayé parfois, et elles aussi, de les intégrer aux autres. Mais ça ne marche pas. Toutes les trois, et la complicité ponctuelle mais tenace de notre regard singulier sur l’art. Toutes les formes artistiques. Et tous nos regards qui se croisent.

Quand ai-je commencé à nous photographier ? Au MAC peut-être, soudain, une évidence. A quoi bon prendre en photos des oeuvres mille fois photographiées, et sûrement tellement mieux ? Comme tous ces gens, partout dans le monde, qui ne savent plus voir quand ils se cachent derrière leur objectif.

Elles deviennent des modèles, des sujets. Par leur présence, elles éclairent les oeuvres, leur donne un sens qui nous appartient, nous les rendent intimes puisque nous-mêmes nous nous y découvrons.

Sylvie, 15 juin 2010

Le Pavillon des enfants, Dan Graham et Jeff Wall (1986-1989) - Musée d'Art Contemporain 2007

A propos AssociatEyes

Les complices s’enrichissent, proverbe mis au goût du jour par Paul ELUARD ET Benjamin PERET, La Révolution surréaliste (1925)
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