ETIRER ET EXTIRPER, Dieter Roth au Mac

Dieter Roth & Björn Roth, Stretch & Squeeze, MAC," Galeries Contemporaines des Musées de Marseille. Marseille, France. June 27-September 28, 1997 (pages du catalogue 1, B et ? 76 A)

Entre le 27 juin et le 28 septembre 1997, Dieter Roth a vécu trois mois au cœur de cette rétrospective à Marseille.

Je suis venue à deux reprises voir cette exposition. Une première fois avec plusieurs de mes amis des Beaux-Arts de Marseille (je pense), parcourant le Mac découvrant la sculpture jardin, le coin pour les enfants, les feuilles, les crayons, les tapisseries, le coin ferronnerie, l’artiste à sa table, remplissant les pages de son catalogue. Son frigo n’est pas loin, les bouteilles vides un peu partout. Les œuvres achevées, en cours de réalisation, inachevées, foisonnent. Une étagère avec des classeurs noirs, une table devant et quelques uns dessus, nous font découvrir leurs contenus, dans une pochette quelques feuilles roses de papier toilette souillées,… Lui… Sa vie est là toute entière, dans tout son quotidien, dans toute sa générosité d’artiste. Sa folie débordante nous entoure. Je me souviens de Thierry me disant, ne savant pas où donner de la tête, « — ce type, c’est une école d’art à lui tout seul ! ».  Oui et non, sa famille est là, ses amis aussi, son fils, ses petits enfants, l’équipe du Mac et des Musées de Marseille, les visiteurs, des amis, des galeristes, des collectionneurs… Il est entouré, très peu seul dans son œuvre, partie intégrante de cet événement. Nous l’observons curieux et respectueux. Le laissant à son travail, sa table est envahie d’instamatics. Il écrit…

Et puis la seconde fois, pour le vernissage, à l’entrée, « le bar n°1 », une table avec une nappe, quelques cacahuètes, et quelques bouteilles d’alcool, la Mairie en service minimum. Sinistre par rapport au « Bar N° 2 », le petit frigo de l’artiste et à son bar autour duquel chacun furette, une bière à la main ou un verre de vin. L’effervescence de l’exposition nous contamine. Joyeuse. Je découvre le catalogue. Je lis, happée, je le suis dans sa sincérité, ses positionnements, ses questionnements… tellement les miens aussi. Le temps ETIRÉ, j’ai eu du mal à m’EXTIRPER.

Laure, 17 mai 2011.

Pour en savoir plus :
Fondation Dieter Roth : http://www.dieter-roth-museum.de/

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Les complices s’enrichissent, proverbe mis au goût du jour par Paul ELUARD ET Benjamin PERET, La Révolution surréaliste (1925)
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