Lola à l’ombrelle jaune « Roulons à confesse »


Lola à l'ombrelle jaune (huile sur toile, 55X38 cm, 1920), Charles Camoin. Coll.particulière, Paris.

C’est la chanson inspirée par le tableau de Camoin:  » Lola à l’ombrelle jaune » des collections du musée Cantini, d’un copain prof d’italien au lycée Diderot, à qui j’avais fait découvrir le tableau à la Vieille Charité lors de l’exposition « Les collections s’invitent à la Vieille Charité » (Et qui en est tombé amoureux, le fou… Comme quoi la médiation culturelle peut être créative !).

Daniel Bauza, mai 2011.

(Ecoutez la chanson sur MySpace)

Lola à l’ombrelle jaune « Roulons à confesse »

1. Lola à l’ombrelle jaune s’égare sous mes pas/ Comment pourrait-il en être autrement/ C’est qu’elle était légère sous les départs

De la gare s’élevaient les bruits de quelques fois/ Car chaque homme vit pareillement/ Les bleus de l’âme qui tricote la foi

Au fond, disait-elle partir ne cache qu’un plaisir/ Celui de revenir/ Et je n’aime monsieur mais sachez-le/ Que les revenez-y et les fleurs du désir

3. Et l’eau ridée du Port Vieux te souriait Lola/ Avec sa flotte de bateau frileux/ Qui ne va jamais plus loin que ça

Une goutte ensommeillée éclairait l’air poivre/ Un ciel au cahier poreux/ Un châle de coupe au fil des mémoires

Me disait-elle la ville nous regarde/ Et quand on part, on reste-là/ On aime monsieur et prenez-y garde/ Les belles parlures dont on fait la foi

5. Et c’est un lit à livre, un sommier à écrire/ Que cette balustrade en fer forgé/ Soutenant ton corps léger

Et ta robe rougeoyante de mes convoitises/ Un voilier fou voyeur de fortune/ Dans un couloir, fiévreux, sous ta jupe

Me disait-elle, la ville se lasse/ Et nous renvoie nos maladresses/ Car sachez-le monsieur il n’y a de place/ Que pour le bancal des vieilles sagesses

7. Ne vous plaise Mister Camoin et j’en suis tout aise/ Moi amoureux de votre femme/ Le malaise vous revient

Si son corps de femme berce mes rêves fauves/ Et c’est de votre grande faute/ Si je disserte sur son ombrelle jaune

Au fond me disait-elle, on vit de peu/ C’est la peur qui nous tenaille/ Mais sachez-le monsieur le bonheur est le jeu/ Des cœurs qui travaillent

Philippe Usseglio, février 2011.

A propos AssociatEyes

Les complices s’enrichissent, proverbe mis au goût du jour par Paul ELUARD ET Benjamin PERET, La Révolution surréaliste (1925)
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2 commentaires pour Lola à l’ombrelle jaune « Roulons à confesse »

  1. merci de votre visite sur Vitrinart :). Bon dimanche

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