Capitale(s) en question

10 janvier 2013, vernissage de l’exposition CAPITALE(S)
La Capitale Invite la Capitale. Du 10 janvier au 16 mars 2013 à la Galerie Gourvennec Ogor (Marseille)

10 janvier 2013, vernissage de l’exposition CAPITALE(S)
 La Capitale Invite la Capitale à la Galerie Gourvennec Ogor

10 janvier 2013, vernissage de l’exposition CAPITALE(S)
 La Capitale Invite la Capitale à la Galerie Gourvennec Ogor

Comme souvent, une première idée de l’article, du titre… me vient au cours de la découverte de l’exposition. Des œuvres, des discussions et de nos plaisanteries nait un schéma… C’est encore le cas ce jeudi soir de vernissage, anticipant le week-end d’inauguration de Marseille-Provence 2013 (12 et 13 janvier), comme une réflexion avant-coureuse sur notre Capitale Européenne de la Culture. Nous y arrivons avec Agnès un peu après 18h30, je découvre la nouvelle porte si attendue (depuis son ouverture elle manquait, elle n’en est que plus belle), beaucoup de monde pour ce début de soirée, nous faisons le tour des œuvres et des artistes que nous découvrons, reconnaissons et apprécions. Nous souhaitons une bonne et heureuse année à nos amis, comme Timothée Talard, nos connaissances, Philippe Français (Cité des Médias et de la Communication)…, un petit salut de loin à Didier Gourvennec Ogor victime de son succès…

Contemplation irrationnelle (2003 – photographie couleur - 150 x 120 cm – Edition 3/3 E.A de 5 + 3.E.A) de Philippe Ramette (Courtesy Galerie Xippas), Photomontage avec la nouvelle porte de la Galerie Gourvennec Ogor au cours de l'exposition CAPITALE(S)

Contemplation irrationnelle (2003 – photographie couleur – 150 x 120 cm – Edition 3/3 E.A de 5 + 3.E.A) de Philippe Ramette (Courtesy Galerie Xippas), Photomontage avec la nouvelle porte de la Galerie Gourvennec Ogor

Devant Contemplation irrationnel de Philippe Ramette, je songe qu’ici, dans cette galerie faussement discrète, Marseille renverse Paris. L’artiste nous fait prendre conscience de nos a priori, de ce qui nous semble évident entre rationalité et irrationnel. Le monde qui nous entoure n’est pas si univoque. Marseillaise, j’ai pour habitude de voir notre Capitale Nationale en haut. Une suprématie centralisatrice, pyramidale rarement remise en cause. De voir ainsi Marseille s’inscrire dans un espace plus continental, devenir le temps d’une année une Capitale Européenne, cela métamorphose notre perception. Dans ce renversement de notre orientation, ce combat symbolique entre les deux métropoles, mis en scène entre médias et football ordinairement, se transporte dans cet espace culturel si feutré, si accueillant, celui de la galerie, pas celui d’une galerie stylée, « parisienne » ;) , mais celui d’une ancienne manufacture au 7 rue Duverger (2ème). Un ancien espace industriel situé au sein d’Euroméditerranée, entre la gare Saint-Charles, la Porte d’Aix et La Joliette, entre le boulevard des Dames et celui de Paris. A quelques pas de chez moi, ce no man’s land de rues et de ruelles la plupart du temps désertes, m’a toujours évoqué une certaine langueur entre les ateliers d’artistes de la rue de la Joliette, le Cirva et le théâtre de La Minoterie (ancienne adresse). Il y a un peu plus d’un an Didier Gourvennec Ogor opérait en s’y installant, une révolution. Un acte violant les a priori du standing d’une galerie d’art contemporain, un stéréotype encore perturbé. Une résonance s’établit entre la photographie de Filippo Piantanida et Roberto Prosdocimo et celle de Philippe Ramette. Chez ces artistes, « leur travail va puiser sa source dans une réflexion autour du concept de paysage et de relation entre homme et paysage, ce qui par la même occasion pose le questionnement du regard sur l’espace » (Valentin Ciani, FRP2 ou l’Art de changer le réel). Là entre CAPITALE(S), un simulacre de combat, une danse s’opèrent comme un va-et-vient dans un espace majestueusement symétrique. « La Capitale Invite la Capitale », est-ce une réponse à une question qui me trotte dans la tête. Entre deux Capitales Culturelles, pourquoi Didier Gourvennec Ogor a-t-il choisi celle-ci ? Je l’ai invité à y répondre plus amplement…

Laure, Marseille, 13  février 2013.

Atto Violento (2009 - tirage Lambda contrecollé sur aluminium - 100 x 150 cm – Edition de 5 + 2 AP) de FRP2 au cours de l'exposition CAPITALE(S) (Galerie Gourvennec Ogor)

Atto Violento (2009 – tirage Lambda contrecollé sur aluminium – 100 x 150 cm – Edition de 5 + 2 AP) de FRP2 au cours du vernissage de  l’exposition CAPITALE(S) (Galerie Gourvennec Ogor)

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Les complices s’enrichissent, proverbe mis au goût du jour par Paul ELUARD ET Benjamin PERET, La Révolution surréaliste (1925)
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4 commentaires pour Capitale(s) en question

  1. Très beau photomontage de Philippe Ramette! Merci. Amitiés.

  2. AssociatEyes dit :

    Merci à toi ! Je pensais effectivement que cette photographie correspondait à l’état d’esprit de l’exposition et aussi un peu au parcours de Didier Gourvennec-Ogor… A bientôt. Amicalement Laure

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